Le 22 septembre 2026, devant lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, Donald Trump a annoncĂ© que les Ătats-Unis utiliseraient officiellement lâexpression « super intelligence » Ă la place dâ« intelligence artificielle ». DerriĂšre le changement de vocabulaire, il y a une bataille de perception, de puissance technologique et de communication mondiale. âĄ
Allergique aux pavĂ©s ? VoilĂ ce qu’il faut retenir.
| Point Ă retenir | Ce que cela change |
|---|---|
| đ Nouveau terme officiel | Les Ătats-Unis veulent employer « super intelligence » dans leurs documents, prises de parole et orientations publiques. |
| đ§ Une opĂ©ration de langage | Le mot « artificiel » serait jugĂ© trop faible ou trompeur pour prĂ©senter cette technologie comme une prioritĂ© nationale. |
| đŁ Un signal stratĂ©gique | Le message vise autant les entreprises amĂ©ricaines que les concurrents internationaux, notamment sur lâinnovation et la souverainetĂ©. |
| â ïž Un risque de confusion | Dans la recherche, la superintelligence dĂ©signe normalement une capacitĂ© bien au-delĂ de lâhumain, loin des systĂšmes actuels. |
Les Ătats-Unis veulent rebaptiser lâintelligence artificielle : ce qui a Ă©tĂ© annoncĂ© Ă lâONU
Le dĂ©cor nâest pas anodin. Donald Trump a choisi la tribune de lâONU, le mardi 22 septembre 2026, pour annoncer que les Ătats-Unis allaient officiellement rebaptiser lâintelligence artificielle en « super intelligence ». Ce nâest pas une modification de logo sur une plaquette institutionnelle : le prĂ©sident a Ă©voquĂ© un usage dans les communications gouvernementales, les textes de rĂ©fĂ©rence et lâexpression publique de lâadministration.
Son argument tient en une phrase : le mot « artificiel » ferait penser Ă quelque chose de faux, de fabriquĂ©, presque de seconde zone. Or, pour lui, les capacitĂ©s issues de cette technologie ne seraient ni factices ni anecdotiques. Le terme « super intelligence » servirait donc Ă mettre en scĂšne une puissance informatique concrĂšte, capable de modifier la dĂ©fense, la santĂ©, lâindustrie, lâĂ©ducation, les services publics et la compĂ©tition Ă©conomique.
Le vocabulaire politique nâest jamais dĂ©coratif. Quand un Ătat modifie le nom dâune technologie, il modifie aussi le cadre dans lequel les dĂ©cideurs, les investisseurs et les citoyens vont la regarder. « Intelligence artificielle » est devenu un terme-valise : il dĂ©signe aussi bien un filtre antispam, un agent conversationnel, un outil de traduction quâun systĂšme de vision industrielle. « Super intelligence », lui, pousse immĂ©diatement lâimaginaire vers des machines trĂšs avancĂ©es. Câest plus vendeur, plus martial, et nettement plus spectaculaire. đŻ
Pour une entreprise fictive comme BordeauxLog, PME de logistique qui dĂ©ploie un outil de prĂ©vision des stocks, cette bascule de vocabulaire peut sembler lointaine. Pourtant, elle peut peser sur les appels dâoffres, les financements, les exigences de cybersĂ©curitĂ© et les discours commerciaux. Si les administrations amĂ©ricaines parlent demain de « super intelligence » pour dĂ©signer un ensemble large de solutions, la frontiĂšre entre un logiciel de prĂ©diction classique et une technologie dite stratĂ©gique va devenir plus floue.
Un changement officiel qui dépasse la formule de tribune
Lâenjeu nâest pas seulement de trouver une expression qui sonne mieux dans un discours. Les administrations produisent des milliers de documents : orientations de sĂ©curitĂ© nationale, marchĂ©s publics, rĂ©fĂ©rentiels techniques, procĂ©dures dâachat, guides de conformitĂ©, supports de formation et communications diplomatiques. Un terme officiel finit par voyager. Il descend des cabinets politiques vers les agences, puis vers les prestataires, les mĂ©dias et les Ă©quipes marketing.
Les professionnels du numĂ©rique connaissent le mĂ©canisme. Un mot imposĂ© par une grosse plateforme ou une grande institution devient vite une catĂ©gorie SEO, une promesse commerciale et une ligne de budget. La « transformation digitale » a eu droit Ă son grand cirque. Lâ« intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative » a suivi le mĂȘme chemin. La super intelligence pourrait devenir le prochain Ă©tendard, mĂȘme si la rĂ©alitĂ© technique reste bien moins uniforme que le mot ne le laisse entendre.
- đ Les services publics amĂ©ricains pourraient ajuster leurs formulations et leurs programmes.
- đ Les fournisseurs de solutions informatiques devront surveiller les nouveaux termes employĂ©s dans les contrats.
- đ Les mĂ©dias et les communicants risquent de reprendre lâexpression sans distinguer les outils existants des scĂ©narios futuristes.
- đ Les entreprises europĂ©ennes devront traduire ce langage politique sans gonfler artificiellement leurs propres offres.
Le piĂšge, câest de croire quâun mot prĂ©sidentiel transforme instantanĂ©ment les produits. Un modĂšle conversationnel reste un modĂšle conversationnel. Une plateforme dâautomatisation reste dĂ©pendante de ses donnĂ©es, de ses accĂšs, de ses garde-fous et de la qualitĂ© de son paramĂ©trage. Le nom peut accĂ©lĂ©rer la perception du changement, pas effacer les limites techniques.
La premiĂšre leçon est simple : quand Washington change le vocabulaire, le marchĂ© Ă©coute ; quand le marchĂ© Ă©coute, les Ă©quipes produit doivent vĂ©rifier ce quâelles vendent rĂ©ellement.

Pourquoi le terme « super intelligence » change la perception de la technologie
Le choix des mots nâest pas une affaire de communicants qui cherchent Ă faire joli sur un PowerPoint. Il structure la perception du risque, de lâopportunitĂ© et de lâurgence. Dire « intelligence artificielle » laisse encore entendre quâil sâagit dâun outil conçu par lâhumain. Dire « super intelligence » suggĂšre dâemblĂ©e une capacitĂ© supĂ©rieure, rapide, autonome et potentiellement dĂ©cisive.
Dans le langage de la recherche, le terme a pourtant un sens plus prĂ©cis. Une superintelligence dĂ©signe, en thĂ©orie, une entitĂ© capable de dĂ©passer les performances humaines dans pratiquement tous les domaines cognitifs importants. Les modĂšles actuellement commercialisĂ©s, mĂȘme les plus impressionnants, nâentrent pas proprement dans cette catĂ©gorie. Ils produisent, rĂ©sument, classent, prĂ©disent et gĂ©nĂšrent. Ils peuvent aussi se tromper avec aplomb, inventer une source ou Ă©chouer dĂšs que le contexte devient bancal.
VoilĂ le point que les dĂ©cideurs doivent garder sur le bureau : lâĂ©tiquette politique et lâĂ©tat rĂ©el de la technologie ne sont pas forcĂ©ment alignĂ©s. Un outil qui gĂ©nĂšre un compte rendu de rĂ©union ou dĂ©tecte une anomalie dans un entrepĂŽt nâest pas devenu omniscient parce quâun gouvernement a changĂ© son nom officiel.
Le langage peut doper les budgets, mais aussi les promesses creuses
Le changement de lexique peut produire un effet de levier Ă©conomique. Une entreprise qui vend une solution dâanalyse de documents pourra la prĂ©senter comme un Ă©lĂ©ment de la « super intelligence » nationale. Cela ouvre des portes, attire lâattention des investisseurs et donne de la densitĂ© Ă des projets parfois banals. Câest pratique pour les vendeurs. Câest moins pratique pour les acheteurs qui doivent trier les preuves des slogans.
Un cas simple : BordeauxLog veut rĂ©duire de 12 % ses ruptures de stock. Le fournisseur A promet une « super intelligence logistique ». Le fournisseur B explique quâil relie les historiques de ventes, les dĂ©lais de livraison, les saisons, les niveaux de stock et les rĂšgles mĂ©tier. Le second discours est moins glamour, mais il est vĂ©rifiable. Il indique quelles donnĂ©es sont nĂ©cessaires, ce que lâoutil calcule et comment mesurer le rĂ©sultat.
Dans le numĂ©rique, les mĂ©triques ne mentent pas longtemps. Une promesse sĂ©rieuse doit rĂ©pondre Ă quelques questions trĂšs terre-Ă -terre : combien de temps faut-il pour dĂ©ployer la solution ? Quel indicateur progresse ? Quelle Ă©quipe contrĂŽle les sorties ? Que se passe-t-il lorsque les donnĂ©es sont erronĂ©es ? Sans cela, « super intelligence » devient un emballage premium autour dâun tableur sous stĂ©roĂŻdes.
| Expression | Effet de perception | Réflexe utile |
|---|---|---|
| đ€ Intelligence artificielle | Terme large, connu, parfois flou. | Demander quel type de modĂšle et quel usage prĂ©cis. |
| ⥠Super intelligence | Ăvoque une supĂ©rioritĂ© technologique et une rupture. | VĂ©rifier si les capacitĂ©s annoncĂ©es existent rĂ©ellement. |
| đ ïž Automatisation augmentĂ©e | Met lâaccent sur un processus opĂ©rationnel. | Mesurer le gain de temps, de coĂ»t ou de qualitĂ©. |
Cette nuance nâest pas acadĂ©mique. Elle protĂšge les budgets. Elle protĂšge aussi les Ă©quipes, car une technologie vendue comme miraculeuse crĂ©e des attentes absurdes. Le salariĂ© qui doit corriger les erreurs de lâoutil le sait trĂšs vite : derriĂšre le grand mot, il y a souvent une base de donnĂ©es mal rangĂ©e et trois connecteurs qui dĂ©crochent le vendredi soir.
Le bon rĂ©flexe pour les marques est de garder une communication nette : parler de capacitĂ©s, de rĂ©sultats et de limites. Pas de poudre aux yeux. Une innovation qui ne peut pas ĂȘtre dĂ©montrĂ©e en conditions rĂ©elles nâa pas besoin dâun nom plus musclĂ© ; elle a besoin de travail.
Super intelligence officielle : une stratégie américaine face à la concurrence technologique
Ce changement sâinscrit dans une logique plus large : les Ătats-Unis veulent conserver leur avance dans les technologies informatiques stratĂ©giques. Lâintelligence artificielle ne concerne plus seulement les assistants rĂ©dactionnels ou les images gĂ©nĂ©rĂ©es. Elle touche les semi-conducteurs, les rĂ©seaux Ă©lectriques, la cybersĂ©curitĂ©, la cartographie, la dĂ©fense, les chaĂźnes logistiques et la recherche scientifique.
Dans cette compĂ©tition, les mots servent de drapeaux. En parlant de « super intelligence », lâadministration amĂ©ricaine affirme une ambition : ne pas subir la transformation en cours, mais se placer au centre du rĂ©cit et des standards. Lâobjectif est aussi dâenvoyer un message Ă la Chine, aux investisseurs, aux laboratoires et aux alliĂ©s : la puissance de calcul et lâinnovation doivent rester des prioritĂ©s nationales.
Le dĂ©cret prĂ©sidentiel 14179, consacrĂ© au maintien du leadership amĂ©ricain dans le domaine, avait dĂ©jĂ fixĂ© une direction : compĂ©titivitĂ© Ă©conomique, sĂ©curitĂ© nationale et dĂ©veloppement humain. Lâannonce faite Ă lâONU ajoute une couche de communication politique. Le fond reste la maĂźtrise des infrastructures : puces, centres de donnĂ©es, Ă©nergie, talents, logiciels et accĂšs aux donnĂ©es de qualitĂ©.
Les puces et lâĂ©nergie comptent davantage que le nom sur lâĂ©tiquette
Un point souvent oubliĂ© dans les annonces flamboyantes : aucune avancĂ©e ne tombe du ciel. Les modĂšles les plus lourds reposent sur des capacitĂ©s de calcul immenses. Il faut des processeurs, des accĂ©lĂ©rateurs, des rĂ©seaux, des systĂšmes de refroidissement, des centrales Ă©lectriques et des Ă©quipes capables dâorchestrer lâensemble. Une « super intelligence » sans infrastructure, câest juste une formule de confĂ©rence.
Ce sujet dĂ©passe largement les Ătats-Unis. Les entreprises europĂ©ennes doivent aussi examiner oĂč tournent leurs applications, quelles donnĂ©es sortent de leurs systĂšmes et quelle dĂ©pendance elles acceptent envers des fournisseurs Ă©trangers. Le choix dâun hĂ©bergement, par exemple, nâest plus une ligne technique oubliĂ©e dans un devis : il devient un sujet de rĂ©silience, de coĂ»t et de conformitĂ©. Les enjeux sont bien posĂ©s dans cette analyse sur lâhĂ©bergement web comme dĂ©cision stratĂ©gique.
La course Ă lâinnovation ouvre aussi un dĂ©bat Ă©nergĂ©tique. Plus les systĂšmes sont ambitieux, plus leur facture Ă©lectrique et matĂ©rielle devient visible. Une entreprise sĂ©rieuse ne se contente donc pas de demander si un outil est performant. Elle demande aussi combien il coĂ»te Ă entraĂźner, Ă faire fonctionner, Ă maintenir et Ă sĂ©curiser.
- đ CybersĂ©curitĂ© : un modĂšle connectĂ© Ă des donnĂ©es sensibles Ă©largit la surface dâattaque.
- âïž Infrastructure : la disponibilitĂ© dĂ©pend des puces, du cloud et de la qualitĂ© des rĂ©seaux.
- đĄ CompĂ©tences : sans Ă©quipes capables de vĂ©rifier les rĂ©sultats, lâautomatisation crĂ©e des erreurs plus rapides.
- đ SouverainetĂ© : lâemplacement des donnĂ©es et des fournisseurs devient un choix de gouvernance.
Dans un entrepĂŽt, cette rĂ©alitĂ© saute aux yeux. Robots, camĂ©ras, capteurs, logiciels de routage et systĂšmes de prĂ©vision ne crĂ©ent de valeur que sâils sont reliĂ©s Ă des processus propres. Lâexemple des entrepĂŽts oĂč humains, robots et IA coopĂšrent montre bien que lâautomatisation ne supprime pas les arbitrages : elle les dĂ©place vers lâorganisation, la maintenance et la gestion des exceptions.
La bataille amĂ©ricaine pour la super intelligence se jouera donc moins sur le slogan que sur les machines, lâĂ©nergie et les personnes qui font tourner le systĂšme. Le futur ne sera pas remportĂ© par celui qui crie le mot le plus fort, mais par celui qui maĂźtrise la chaĂźne complĂšte.
Comment les entreprises doivent communiquer sans vendre du vent avec la super intelligence
Pour les dirigeants, les Ă©diteurs de logiciels et les agences, le changement de terminologie amĂ©ricain va crĂ©er une tentation : coller « super intelligence » sur chaque page produit. Mauvaise idĂ©e. Les prospects ont dĂ©jĂ encaissĂ© assez de promesses floues autour de lâIA. Ils veulent comprendre ce que la technologie automatise, ce quâelle amĂ©liore, ce quâelle ne sait pas faire et combien coĂ»te son dĂ©ploiement.
Une communication utile commence par une scĂšne mĂ©tier. BordeauxLog, par exemple, reçoit chaque matin les prĂ©visions de commandes, les retards fournisseurs et les alertes de stock. Au lieu dâaffirmer quâune « super intelligence rĂ©volutionne la supply chain », lâentreprise peut expliquer que son systĂšme priorise les produits Ă rĂ©approvisionner, propose un scĂ©nario de commande et laisse un responsable valider la dĂ©cision. LĂ , le bĂ©nĂ©fice est comprĂ©hensible.
La crédibilité ne vient pas de la grandeur du mot, mais de la précision du dispositif. Une page commerciale solide mentionne les données utilisées, les intégrations nécessaires, les contrÎles humains, les indicateurs suivis et les conditions dans lesquelles le systÚme échoue. Oui, parler des limites peut faire perdre quelques clics impulsifs. Cela évite surtout de vendre un projet qui explosera au premier atelier technique.
Une méthode simple pour passer du discours au résultat
Les Ă©quipes marketing ont intĂ©rĂȘt Ă faire le mĂ©nage avant de reprendre ce nouveau vocabulaire officiel. La mĂ©thode est moins sexy quâun grand lancement, mais elle Ă©vite les dĂ©monstrations qui sâeffondrent dĂšs quâun directeur informatique pose deux questions.
- â Nommer le problĂšme : rĂ©duire les dĂ©lais de rĂ©ponse, dĂ©tecter une fraude, trier des documents ou amĂ©liorer une prĂ©vision.
- â DĂ©crire le mĂ©canisme : prĂ©ciser les sources de donnĂ©es, les rĂšgles, le modĂšle et la part laissĂ©e Ă lâhumain.
- â Choisir une mĂ©trique : dĂ©lai moyen, taux dâerreur, coĂ»t par dossier, conversion ou satisfaction client.
- â Tester sur un pĂ©rimĂštre rĂ©duit : un service, une catĂ©gorie de produits, une Ă©quipe pilote.
- â Publier le rĂ©sultat : annoncer le gain rĂ©el, mais aussi les ajustements nĂ©cessaires.
Ce cadre marche autant pour une PME que pour un Ă©diteur SaaS. Un logiciel peut ĂȘtre excellent sans prĂ©tendre dĂ©passer lâintelligence humaine. Il suffit quâil rĂšgle correctement un problĂšme coĂ»teux ou rĂ©pĂ©titif. Une formation bien menĂ©e aide aussi Ă Ă©viter le grand Ă©cart entre promesse commerciale et usage quotidien ; câest prĂ©cisĂ©ment lâintĂ©rĂȘt dâune approche structurĂ©e comme celle prĂ©sentĂ©e autour de la formation Ă lâintelligence artificielle en entreprise.
Le mot « officiel » peut donner un faux sentiment de garantie. Or, un vocabulaire adoptĂ© par une administration ne certifie ni la sĂ©curitĂ© dâun fournisseur, ni la qualitĂ© dâun modĂšle, ni la conformitĂ© dâune base clients. Les entreprises doivent maintenir leurs propres contrĂŽles : journalisation, tests de sĂ©curitĂ©, droits dâaccĂšs, validation des contenus sensibles et procĂ©dure de retour manuel.
Un bon test consiste Ă demander : « Si le mot super intelligence disparaĂźt demain de notre prĂ©sentation, reste-t-il une proposition de valeur claire ? » Si la rĂ©ponse est non, le projet repose sur du dĂ©cor. Sâil reste un gain mesurable, un processus propre et une Ă©quipe formĂ©e, alors la technologie a du ventre.
Les mots attirent lâattention ; les preuves signent les contrats et gardent les clients.
Les risques de la super intelligence dans les documents officiels et le débat public
Le principal risque du changement annoncĂ© par les Ătats-Unis est la confusion. Le grand public peut entendre « super intelligence » et imaginer une machine qui comprend tout, dĂ©cide de tout et ne se trompe jamais. Les professionnels peuvent, eux, y voir un label politique destinĂ© Ă accĂ©lĂ©rer les investissements. Entre les deux, il y a un fossĂ© oĂč prospĂšrent les faux experts, les fournisseurs trop optimistes et les vendeurs de formations express.
Le risque est aussi rĂ©glementaire. Si les administrations amĂ©ricaines utilisent une expression plus large ou plus valorisante, les entreprises qui travaillent avec elles devront comprendre exactement son pĂ©rimĂštre. Sâagit-il de tous les systĂšmes dâintelligence artificielle ? Des modĂšles les plus avancĂ©s ? Dâoutils destinĂ©s Ă des secteurs sensibles ? Tant que les dĂ©finitions juridiques et opĂ©rationnelles ne sont pas stabilisĂ©es, les Ă©quipes conformitĂ© devront lire les documents ligne par ligne.
Il faut aussi regarder la sĂ©curitĂ©. Plus une technologie est prĂ©sentĂ©e comme stratĂ©gique, plus elle attire les attaques, lâespionnage et les usages malveillants. Les hĂŽpitaux, collectivitĂ©s, plateformes de commerce et cabinets juridiques nâont pas besoin dâune promesse cosmique : ils ont besoin que les accĂšs soient protĂ©gĂ©s, que les donnĂ©es soient cloisonnĂ©es et que les incidents soient dĂ©tectĂ©s avant de devenir une crise.
Ne pas confondre accélération technologique et abandon du contrÎle
La vitesse est devenue un argument politique. Ne pas ralentir, prendre lâavantage, dĂ©passer les concurrents : le message est facile Ă entendre. Mais dans un systĂšme informatique, accĂ©lĂ©rer sans gouvernance crĂ©e des dĂ©gĂąts rapides. Un modĂšle mal branchĂ© sur une messagerie interne peut rĂ©vĂ©ler des informations. Un outil de notation mal calibrĂ© peut exclure injustement des profils. Une automatisation commerciale peut harceler des prospects et dĂ©truire une rĂ©putation en quelques jours.
Les entreprises ont donc intĂ©rĂȘt Ă organiser une gouvernance lĂ©gĂšre mais ferme. Pas besoin de monter une cathĂ©drale de rĂ©unions. Il faut un responsable identifiĂ©, une liste des usages autorisĂ©s, des donnĂ©es interdites, un protocole de vĂ©rification et une procĂ©dure dâarrĂȘt. Sans ce minimum, la transformation numĂ©rique devient un buffet Ă volontĂ© oĂč chacun branche son outil dans son coin.
| Risque | Signal à surveiller | Action immédiate |
|---|---|---|
| đš Fausse promesse | Le fournisseur parle de magie mais refuse de dĂ©tailler les donnĂ©es. | Exiger une dĂ©monstration sur un cas mĂ©tier rĂ©el. |
| đ Fuite de donnĂ©es | Les salariĂ©s dĂ©posent des fichiers clients dans des outils publics. | DĂ©finir les donnĂ©es interdites et former les Ă©quipes. |
| đ Biais ou erreurs | Les rĂ©sultats ne sont jamais relus avant envoi. | Maintenir une validation humaine sur les dĂ©cisions sensibles. |
| đž DĂ©pendance fournisseur | Les donnĂ©es et flux ne sont pas exportables facilement. | PrĂ©voir une clause de rĂ©versibilitĂ© et des sauvegardes. |
Le dĂ©bat autour du futur de lâintelligence artificielle mĂ©rite mieux que deux camps caricaturaux : les fans qui applaudissent chaque nouveautĂ©, et les anxieux qui annoncent lâapocalypse Ă chaque mise Ă jour. La position rentable se situe au milieu : adopter vite quand le besoin est clair, mesurer sans pitiĂ©, couper ce qui ne fonctionne pas et sĂ©curiser ce qui fonctionne.
Les Ătats-Unis peuvent rebaptiser la technologie, les entreprises peuvent reprendre le terme, les mĂ©dias peuvent faire chauffer les titres. La rĂ©alitĂ©, elle, reste tĂȘtue : un systĂšme informatique doit ĂȘtre utile, contrĂŽlable et dĂ©fendable. La meilleure rĂ©ponse Ă la super intelligence nâest pas la panique ni lâadoration : câest une exigence opĂ©rationnelle.
Quand les Ătats-Unis ont-ils annoncĂ© le terme « super intelligence » ?
Donald Trump a fait cette annonce le 22 septembre 2026, lors de son intervention devant lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies. Il a indiquĂ© que les usages officiels amĂ©ricains remplaceraient lâexpression « intelligence artificielle » par « super intelligence ».
La super intelligence existe-t-elle déjà dans les entreprises ?
Non. Dans son sens technique, la superintelligence dĂ©signe une capacitĂ© dĂ©passant largement lâhumain dans la plupart des domaines cognitifs. Les outils actuels peuvent ĂȘtre trĂšs performants sur certaines tĂąches, mais ils restent limitĂ©s, dĂ©pendants des donnĂ©es et sujets aux erreurs.
Ce changement de nom modifie-t-il les obligations des entreprises françaises ?
Il ne modifie pas directement le droit français ou europĂ©en. En revanche, les entreprises travaillant avec des clients, fournisseurs ou administrations amĂ©ricaines devront surveiller lâĂ©volution des termes utilisĂ©s dans les contrats, appels dâoffres et rĂ©fĂ©rentiels.
Comment éviter le marketing trompeur autour de la super intelligence ?
Il faut demander un cas dâusage prĂ©cis, les donnĂ©es nĂ©cessaires, les indicateurs de rĂ©sultat, les limites connues, les mesures de cybersĂ©curitĂ© et le rĂŽle conservĂ© par les Ă©quipes humaines. Une promesse sans dĂ©monstration mesurable doit rester au placard.



Vraiment intĂ©ressant, j’adore le nouveau terme ! Ăa va certainement changer notre perspective sur la tech.
C’est fascinant de voir comment les mots peuvent changer notre perception de la technologie, n’est-ce pas ?