Un coup de pouce de 1 800 euros pour les retraités dont le conjoint est en Ehpad : comment faire la demande à la caisse de retraite

découvrez comment obtenir un coup de pouce de 1 800 euros pour les retraités dont le conjoint réside en ehpad. guide complet pour faire la demande auprÚs de votre caisse de retraite.

Le placement d’un conjoint en Ehpad fait exploser l’organisation du quotidien : trajets, repas, papiers, logement Ă  gĂ©rer seul. Pour certains retraitĂ©s du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, la caisse de retraite peut dĂ©bloquer une aide financiĂšre temporaire pouvant atteindre 1 800 euros.

Allergique aux pavĂ©s ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir.

Point Ă  vĂ©rifierCe qu’il faut retenir
✅ ÉligibilitĂ©L’ASIR vise notamment les retraitĂ©s du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral dont le conjoint entre en Ehpad, est hospitalisĂ©, dĂ©cĂšde ou lorsque le couple se sĂ©pare.
📅 DĂ©lai de demandeLe dossier doit ĂȘtre transmis Ă  la caisse de retraite dans les six mois suivant l’évĂ©nement.
đŸ’¶ MontantLe plafond est fixĂ© Ă  1 800 euros sur une durĂ©e maximale de trois mois, selon les besoins retenus aprĂšs Ă©valuation.
⚠ Blocage frĂ©quentL’allocation n’est pas cumulable avec certaines aides Ă  la dĂ©pendance, notamment l’APA ou la PCH.
📝 Action immĂ©diateRĂ©unir le justificatif d’entrĂ©e en Ă©tablissement et contacter sans attendre l’action sociale de sa caisse.

Aide de 1 800 euros : comprendre le coup de pouce ASIR aprĂšs l’entrĂ©e du conjoint en Ehpad

L’Aide aux retraitĂ©s en situation de rupture, souvent dĂ©signĂ©e par l’acronyme ASIR, ne tombe pas automatiquement sur un compte bancaire. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que beaucoup de dossiers passent Ă  la trappe. Le droit existe, mais il faut le dĂ©clencher avec une demande formelle, dans le bon dĂ©lai, auprĂšs du bon interlocuteur.

Cette aide financiĂšre est portĂ©e par l’action sociale de l’Assurance retraite pour les pensionnĂ©s relevant principalement du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral. En France, le sujet concerne du monde : la DREES dĂ©nombre environ 17,3 millions de personnes percevant une pension, dont prĂšs de 15,3 millions affiliĂ©es au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral. Dans cette masse, une grande partie ignore encore qu’un changement brutal de situation familiale peut ouvrir une porte auprĂšs de sa caisse.

L’entrĂ©e d’un Ă©poux ou d’une Ă©pouse en Ă©tablissement constitue une rupture nette. Du jour au lendemain, le retraitĂ© restant au domicile doit assumer seul l’entretien de la maison, les courses, les repas, les rendez-vous mĂ©dicaux, les trajets vers l’Ehpad et parfois une avalanche de courriers. La facture de l’établissement est un sujet, mais l’épuisement d’un proche restĂ© seul Ă  domicile en est un autre. L’ASIR a Ă©tĂ© pensĂ©e pour Ă©viter que cette pĂ©riode fragile ne fasse basculer la personne vers une perte d’autonomie plus lourde.

Des services concrets, pas une enveloppe sans rĂšgle

Le plafond de 1 800 euros ne correspond pas forcĂ©ment Ă  un versement librement utilisable. L’aide finance avant tout un plan d’accompagnement temporaire. Il peut s’agir d’heures d’aide Ă  domicile, de prĂ©paration des repas, de mĂ©nage, de transport ou d’un appui pour les dĂ©marches administratives. De petits amĂ©nagements visant Ă  sĂ©curiser le logement peuvent aussi entrer dans le dispositif lorsqu’ils sont justifiĂ©s.

Prenons le cas de Marcel, 78 ans. Son Ă©pouse vient d’intĂ©grer un Ehpad aprĂšs une aggravation de sa maladie. Il veut lui rendre visite plusieurs fois par semaine, mais son logement se dĂ©grade : linge, repas irrĂ©guliers, papiers non ouverts. L’ASIR peut financer, sur une pĂ©riode courte, des passages d’un intervenant pour remettre l’organisation sur pied. Le rĂ©sultat utile n’est pas thĂ©orique : Marcel garde ses repĂšres chez lui pendant que la famille prĂ©pare une solution durable.

  • đŸ§č Entretien du domicile lorsque les tĂąches deviennent difficiles Ă  assumer seul ;
  • đŸČ Aide aux repas, prĂ©paration ou portage selon le diagnostic rĂ©alisĂ© ;
  • 🚗 Accompagnement aux dĂ©placements, notamment pour prĂ©server les visites au conjoint ;
  • 📁 Soutien administratif pour trier, rĂ©pondre et organiser les dĂ©marches urgentes ;
  • 🏠 Petits amĂ©nagements prĂ©ventifs afin de sĂ©curiser le maintien Ă  domicile.

La durĂ©e est limitĂ©e Ă  trois mois. Ce point est central : l’ASIR n’a pas vocation Ă  remplacer une aide Ă  domicile installĂ©e sur le long terme ni Ă  financer le sĂ©jour en Ehpad. Elle sert de filet de sĂ©curitĂ© au moment oĂč tout bouge. Confondre cet outil avec l’APA est une erreur classique et, franchement, c’est le meilleur moyen de monter un dossier qui ne rĂ©pond pas au besoin rĂ©el.

Le contexte financier mĂ©rite d’ĂȘtre regardĂ© dans son ensemble. Entre pension, dĂ©penses de logement et coĂ»t de l’hĂ©bergement, chaque euro compte. Les foyers qui craignent une baisse de ressources peuvent aussi examiner les dispositifs Ă©voquĂ©s dans ce guide sur la perte de soutien financier chez les retraitĂ©s. L’idĂ©e n’est pas d’empiler les formulaires au hasard, mais de repĂ©rer le bon levier au bon moment.

Le point Ă  retenir : l’ASIR est un soutien ciblĂ© pour remettre le quotidien sur des rails, pas une prime automatique liĂ©e Ă  l’entrĂ©e d’un proche en maison de retraite.

découvrez comment obtenir un coup de pouce de 1 800 euros pour les retraités dont le conjoint est en ehpad. guide pratique pour faire la demande auprÚs de votre caisse de retraite facilement.

Conditions ASIR : quels retraités peuvent faire une demande à la caisse de retraite ?

Avant de remplir le moindre papier, il faut vĂ©rifier l’éligibilitĂ©. L’ASIR concerne les personnes dont la retraite principale relĂšve du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la SĂ©curitĂ© sociale, gĂ©rĂ© par la CNAV et ses caisses rĂ©gionales. En pratique, le demandeur doit avoir cotisĂ© majoritairement Ă  ce rĂ©gime au cours de sa carriĂšre. Une retraite complĂ©mentaire Agirc-Arrco, Ă  elle seule, ne suffit pas Ă  Ă©tablir ce rattachement.

Le dĂ©clencheur doit aussi ĂȘtre identifiĂ© clairement. L’entrĂ©e du conjoint en Ehpad est le cas le plus recherchĂ©, mais la liste est plus large. Hospitalisation, dĂ©cĂšs, divorce, sĂ©paration ou dĂ©mĂ©nagement peuvent ĂȘtre reconnus comme des situations de rupture. Ce vocabulaire administratif paraĂźt froid, mais il dĂ©crit une rĂ©alitĂ© trĂšs concrĂšte : une personne qui Ă©tait aidĂ©e ou organisĂ©e Ă  deux se retrouve soudain Ă  gĂ©rer seule.

Les critùres à contrîler avant d’envoyer le dossier

La bonne approche consiste Ă  vĂ©rifier trois choses : le rĂ©gime de retraite, la date exacte de l’évĂ©nement et les aides dĂ©jĂ  perçues. Un retraitĂ© peut avoir cotisĂ© Ă  plusieurs caisses durant sa vie professionnelle. Cela ne bloque pas automatiquement, mais la caisse compĂ©tente sera celle du rĂ©gime principal. Un relevĂ© de pension ou un Ă©change avec le service social Ă©vite de dĂ©poser la demande au mauvais endroit.

Autre point important : l’ASIR est prĂ©sentĂ©e comme accessible sans condition de ressources. Cela signifie que le niveau de pension ne sert pas, Ă  lui seul, Ă  fermer la porte du dispositif. En revanche, l’aide n’est jamais un chĂšque forfaitaire garanti. La caisse analyse la situation, puis l’évaluation Ă  domicile calibre les prestations rĂ©ellement nĂ©cessaires. La nuance compte : absence de plafond de revenus ne veut pas dire attribution mĂ©canique de 1 800 euros.

SituationCompatible avec une Ă©tude ASIR ?ÉlĂ©ment Ă  fournir 📎
Conjoint admis en Ehpad✅ Oui, si les autres critĂšres sont remplisAttestation d’admission ou document de l’établissement
Conjoint hospitalisĂ©âœ… Oui, selon l’impact sur le maintien Ă  domicileJustificatif d’hospitalisation
DĂ©cĂšs du conjoint✅ Oui, dans le dĂ©lai prĂ©vuActe ou certificat de dĂ©cĂšs
APA dĂ©jĂ  attribuĂ©e❌ En principe non cumulableVĂ©rification auprĂšs de la caisse
PCH dĂ©jĂ  perçue❌ En principe non cumulableVĂ©rification prĂ©alable indispensable

Le non-cumul avec l’allocation personnalisĂ©e d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH) doit ĂȘtre pris au sĂ©rieux. Ces dispositifs financent eux aussi des besoins liĂ©s Ă  l’autonomie. Deux financements publics pour le mĂȘme besoin et la mĂȘme pĂ©riode, cela coince. La caisse de retraite vĂ©rifie donc la situation avant de donner son feu vert.

Claire, 74 ans, a entendu parler du montant maximal de 1 800 euros aprĂšs l’entrĂ©e de son mari en Ehpad. Elle dispose dĂ©jĂ  d’un plan APA pour son propre accompagnement Ă  domicile. Dans son cas, lancer un dossier ASIR sans explication ne sert Ă  rien. Le bon rĂ©flexe est de signaler l’APA dĂšs le premier appel et de demander quelle solution reste mobilisable. La transparence fait gagner du temps ; cacher une aide existante en fait perdre.

Il ne faut pas confondre cette aide avec le financement de l’hĂ©bergement. Une famille confrontĂ©e Ă  des impayĂ©s ou Ă  une difficultĂ© de rĂšglement de l’établissement devra explorer d’autres mĂ©canismes. Pour ce besoin prĂ©cis, le dossier sur les aides face aux dettes liĂ©es Ă  l’Ehpad permet de distinguer les pistes existantes. L’ASIR, elle, vise d’abord le retraitĂ© qui reste dans son logement.

La rĂšgle simple : vĂ©rifier la caisse principale et les allocations dĂ©jĂ  ouvertes avant de courir aprĂšs le plafond annoncĂ©. Une demande propre vaut mieux qu’un dossier bricolĂ©.

Demande d’aide financiĂšre aprĂšs un placement en Ehpad : le dĂ©lai de six mois Ă  ne pas rater

Le dĂ©lai est la partie la moins glamour, mais c’est celle qui dĂ©cide souvent de tout. La demande d’ASIR doit parvenir Ă  la caisse de retraite dans les six mois suivant l’évĂ©nement de rupture. Si le conjoint entre en Ehpad le 12 mars, il ne faut pas attendre l’automne pour commencer Ă  chercher les documents. Une demande tardive fragilise immĂ©diatement le dossier.

Ce dĂ©lai court Ă  partir de la date qui matĂ©rialise la situation : admission en Ă©tablissement, hospitalisation, dĂ©cĂšs, sĂ©paration ou dĂ©mĂ©nagement selon le cas. Il faut donc conserver les documents datĂ©s. Une attestation d’entrĂ©e, un bulletin de situation hospitaliĂšre ou un certificat officiel peut faire la diffĂ©rence quand l’administration doit vĂ©rifier que la demande est bien dĂ©posĂ©e Ă  temps.

Préparer le dossier sans laisser de zone floue

La mĂ©thode la plus efficace est simple : appeler le service d’action sociale de sa caisse de retraite, demander le formulaire ou le circuit de dĂ©pĂŽt, puis prĂ©parer des copies lisibles. Il ne sert Ă  rien de noyer le dossier sous vingt pages sans rapport avec le besoin. En revanche, un courrier clair expliquant les consĂ©quences concrĂštes du placement du conjoint donne du sens Ă  la demande.

  1. 📞 Identifier la caisse compĂ©tente grĂące au relevĂ© de pension ou Ă  l’espace personnel Assurance retraite.
  2. 📅 Noter la date de rupture et calculer immĂ©diatement l’échĂ©ance des six mois.
  3. 📄 RĂ©unir les justificatifs de retraite, d’identitĂ©, de domicile et de situation du conjoint.
  4. ✍ DĂ©crire le besoin actuel : repas, mĂ©nage, dĂ©placements, solitude, gestion administrative ou sĂ©curisation du logement.
  5. 📬 Envoyer le dossier complet selon les modalitĂ©s indiquĂ©es par la caisse et conserver une preuve de transmission.
  6. 🔎 Relancer avec mĂ©thode si aucun accusĂ© de rĂ©ception ou retour ne parvient aprĂšs un dĂ©lai raisonnable.

La demande ne doit pas se limiter Ă  Ă©crire « besoin d’aide ». Ce genre de formule ne permet Ă  personne de mesurer l’urgence. Mieux vaut prĂ©ciser : « Depuis l’admission de mon Ă©pouse en Ehpad, les trajets hebdomadaires et la gestion du domicile seul rendent nĂ©cessaire une aide au mĂ©nage et Ă  la prĂ©paration des repas pendant une pĂ©riode transitoire. » C’est factuel, comprĂ©hensible et directement exploitable.

Le dossier peut comporter un justificatif de pension, un document d’identitĂ©, un justificatif de domicile, le document attestant du placement ou de l’hospitalisation du conjoint et les Ă©lĂ©ments demandĂ©s par la caisse locale. Les piĂšces exactes peuvent varier : inutile de faire le devin. Un appel prĂ©alable Ă©vite le ping-pong administratif, ce sport national dont personne ne veut vraiment devenir champion.

Lorsque la personne ĂągĂ©e n’est pas Ă  l’aise avec Internet, un enfant, un voisin ou un travailleur social peut aider Ă  classer les documents. Attention toutefois : aider ne signifie pas dĂ©cider Ă  la place du retraitĂ©. Il faut recueillir son accord, respecter ses choix et, si besoin, utiliser une procuration adaptĂ©e. Le soutien aux familles est utile lorsqu’il soulage sans confisquer la parole de la personne concernĂ©e.

À retenir : le dossier ASIR se gagne d’abord au calendrier. Le jour oĂč le conjoint entre en Ehpad, la date doit ĂȘtre notĂ©e, les piĂšces rassemblĂ©es et la caisse contactĂ©e.

Évaluation Ă  domicile : comment la caisse de retraite dĂ©cide du montant et des services accordĂ©s

AprĂšs rĂ©ception du dossier, la caisse de retraite examine la demande. Si elle donne un accord de principe, une structure spĂ©cialisĂ©e intervient gĂ©nĂ©ralement au domicile pour rĂ©aliser une Ă©valuation. Ce rendez-vous n’est pas un contrĂŽle destinĂ© Ă  piĂ©ger le retraitĂ©. C’est l’étape qui transforme une difficultĂ© gĂ©nĂ©rale en prestations prĂ©cises.

L’évaluateur observe l’organisation rĂ©elle : logement, mobilitĂ©, repas, risques de chute, isolement, frĂ©quence des visites au conjoint, capacitĂ© Ă  gĂ©rer les dĂ©marches. Il Ă©change aussi sur ce qui a changĂ© depuis le placement en Ehpad. RĂ©pondre « tout va bien » par rĂ©flexe de fiertĂ©, alors que les repas sautent et que le courrier s’accumule, est contre-productif. L’objectif n’est pas de jouer au hĂ©ros, mais de faire financer ce qui sĂ©curise vraiment la pĂ©riode.

Dire les choses telles qu’elles se passent

Avant la visite, il est utile de prĂ©parer une liste de difficultĂ©s sur une semaine type. Combien de fois faut-il se rendre Ă  l’Ehpad ? Les courses sont-elles devenues compliquĂ©es ? Le retraitĂ© saute-t-il des repas ? A-t-il besoin d’aide pour manipuler des documents ou prendre un rendez-vous ? Ces dĂ©tails permettent de construire un plan cohĂ©rent plutĂŽt qu’une prestation standard mal adaptĂ©e.

Le plafond de 1 800 euros est une limite maximale pour la pĂ©riode considĂ©rĂ©e. Le montant accordĂ© dĂ©pend donc de l’évaluation et du plan d’aide retenu. Une personne ayant besoin de quelques heures de mĂ©nage n’aura pas le mĂȘme accompagnement qu’une personne isolĂ©e, fragile et obligĂ©e de multiplier les dĂ©placements. Ce n’est pas une loterie : le besoin dĂ©montrĂ© pilote la rĂ©ponse.

Un exemple simple : Nadia, 81 ans, vit au deuxiĂšme Ă©tage sans ascenseur. Depuis que son mari est en maison de retraite, elle descend moins faire les courses, mange souvent des produits rapides et ne traite plus les papiers liĂ©s Ă  l’établissement. L’évaluation peut faire ressortir une combinaison d’aide Ă  domicile, d’accompagnement administratif et de portage de repas. Ce montage est plus pertinent qu’un unique service choisi au hasard.

Les proches doivent ĂȘtre prĂ©sents si le retraitĂ© le souhaite, mais sans transformer l’entretien en tribunal familial. Leur rĂŽle consiste Ă  apporter des faits utiles : nombre de trajets, tĂąches laissĂ©es de cĂŽtĂ©, appels nocturnes, incidents rĂ©cents. Dire que la personne « ne sait plus rien faire » alors qu’elle conserve une bonne autonomie peut aboutir Ă  un plan mal calibrĂ©. À l’inverse, minimiser une fatigue visible prive d’un accompagnement nĂ©cessaire.

Cette logique d’évaluation distingue l’ASIR d’une allocation versĂ©e sans suivi. Le financement est orientĂ© vers des prestations. Il sert Ă  absorber le choc, Ă  prĂ©server le maintien Ă  domicile et Ă  Ă©viter que la fragilitĂ© du conjoint restĂ© seul ne s’aggrave. Dans un contexte oĂč les dĂ©penses contraintes pĂšsent fort sur les pensions, ce ciblage n’a rien d’anecdotique.

Les retraitĂ©s confrontĂ©s Ă  l’évolution de prĂ©lĂšvements sur leur pension peuvent Ă©galement consulter les repĂšres utiles concernant la CSG des retraitĂ©s et des seniors en 2026. Comprendre son budget net aide Ă  distinguer une difficultĂ© temporaire, couverte par l’ASIR, d’un dĂ©sĂ©quilibre plus durable Ă  traiter autrement.

L’insight Ă  garder : l’évaluation Ă  domicile n’est pas une formalitĂ©. C’est le moment oĂč le retraitĂ© peut faire traduire son quotidien en aides rĂ©ellement mobilisables.

AprĂšs l’ASIR : organiser les aides durables et Ă©viter les erreurs qui coĂ»tent du temps

L’ASIR est temporaire, avec une durĂ©e maximale de trois mois. DĂšs qu’elle est accordĂ©e, il faut donc penser Ă  l’aprĂšs. Ce n’est pas du pessimisme, c’est de la gestion saine : si le conjoint reste durablement en Ehpad, le retraitĂ© Ă  domicile aura peut-ĂȘtre besoin d’un accompagnement rĂ©gulier, d’une rĂ©vision de budget ou d’aides complĂ©mentaires.

La premiĂšre erreur consiste Ă  croire que le plafond de 1 800 euros rĂšgle l’ensemble des problĂšmes liĂ©s Ă  l’Ehpad. Il ne finance pas le tarif d’hĂ©bergement, ne remplace pas une pension et ne couvre pas automatiquement les frais de dĂ©pendance. Il traite une dĂ©sorganisation temporaire au domicile. Le cadrage est prĂ©cis ; l’utiliser pour un autre besoin mĂšne forcĂ©ment Ă  une dĂ©ception.

Construire une suite cohérente, dossier par dossier

Une fois le plan ASIR lancĂ©, il faut observer ce qui reste difficile. Si l’aide mĂ©nagĂšre ponctuelle rĂ©sout un problĂšme mais que l’isolement, la mobilitĂ© ou le budget restent tendus, d’autres interlocuteurs peuvent intervenir : centre communal d’action sociale, dĂ©partement, mutuelle, caisse complĂ©mentaire, service social de l’établissement ou associations locales. La bonne stratĂ©gie n’est pas de rĂ©clamer toutes les aides existantes. C’est d’identifier la dĂ©pense ou le besoin prĂ©cis qui reste sans solution.

Le budget mĂ©rite un suivi presque mĂ©canique pendant les premiĂšres semaines. Il faut lister les nouvelles charges : transport vers l’Ehpad, repas pris Ă  l’extĂ©rieur, tĂ©lĂ©phone, linge, participation aux frais de l’établissement, Ă©ventuelle aide Ă  domicile. Cette vision Ă©vite de dĂ©couvrir trois mois plus tard que les prĂ©lĂšvements ont mangĂ© la marge de sĂ©curitĂ©. Les familles qui suivent les flux rĂ©els prennent de meilleures dĂ©cisions que celles qui naviguent Ă  l’intuition.

Autre erreur : attendre que les difficultĂ©s deviennent critiques pour demander une orientation sociale. Un retraitĂ© qui n’ouvre plus son courrier ou qui se prive de repas ne « s’adapte » pas forcĂ©ment ; il peut s’enfoncer. Le soutien doit arriver tĂŽt. C’est d’ailleurs tout l’intĂ©rĂȘt de ce coup de pouce : intervenir avant que l’aide ponctuelle se transforme en urgence sanitaire ou financiĂšre.

La relation avec le conjoint placĂ© en Ehpad doit aussi ĂȘtre intĂ©grĂ©e au plan. Les visites sont essentielles, mais elles peuvent devenir physiquement et financiĂšrement lourdes. Organiser les transports, regrouper certains rendez-vous et demander Ă  l’établissement les options disponibles Ă©vite de faire reposer toute la charge sur une seule personne. Le proche restĂ© Ă  domicile ne doit pas ĂȘtre le dommage collatĂ©ral silencieux de l’entrĂ©e en institution.

Pour les familles, une feuille de route simple fonctionne mieux que les conseils vagues :

  • đŸ—“ïž noter la date de fin de l’aide temporaire dĂšs la notification ;
  • 💳 suivre les dĂ©penses nouvelles pendant au moins un mois complet ;
  • ☎ demander un rendez-vous social si la situation reste instable ;
  • 🏡 signaler toute aggravation de l’autonomie ou de l’isolement ;
  • 📂 conserver chaque dĂ©cision de la caisse et chaque justificatif transmis.

Dans ce type de dĂ©marche, l’efficacitĂ© tient Ă  peu de choses : une demande dĂ©posĂ©e Ă  temps, des besoins dĂ©crits sans maquillage et un suivi aprĂšs l’accord. L’administration ne lit pas dans les pensĂ©es. Un dossier clair, avec des faits et des justificatifs, a plus de chances d’aboutir qu’un appel dĂ©sespĂ©rĂ© lancĂ© quand le dĂ©lai est dĂ©jĂ  dĂ©passĂ©.

Action Ă  lancer maintenant : vĂ©rifier la date d’entrĂ©e du conjoint en Ehpad, appeler la caisse de retraite compĂ©tente et demander le circuit exact de dĂ©pĂŽt ASIR. Attendre n’amĂ©liore ni le dossier ni le quotidien.

L’aide ASIR de 1 800 euros est-elle versĂ©e directement au retraitĂ© ?

Pas nĂ©cessairement. L’ASIR finance gĂ©nĂ©ralement des prestations dĂ©finies aprĂšs l’évaluation Ă  domicile, comme l’aide mĂ©nagĂšre, les repas, les dĂ©placements ou un accompagnement administratif. Le montant total dĂ©pend du plan retenu, dans la limite de 1 800 euros.

Quel est le dĂ©lai pour demander l’ASIR aprĂšs l’entrĂ©e du conjoint en Ehpad ?

La demande doit ĂȘtre adressĂ©e Ă  la caisse de retraite dans les six mois suivant l’évĂ©nement de rupture, ici l’admission du conjoint en Ehpad. Il est prĂ©fĂ©rable d’engager les dĂ©marches dĂšs rĂ©ception de l’attestation d’entrĂ©e.

Peut-on obtenir l’ASIR si l’on touche dĂ©jĂ  l’APA ?

En principe, non : l’ASIR ne se cumule pas avec certaines aides Ă  la dĂ©pendance, dont l’APA et la PCH. Il faut signaler les aides dĂ©jĂ  perçues Ă  la caisse pour obtenir une rĂ©ponse adaptĂ©e Ă  la situation.

Faut-il avoir de faibles revenus pour bénéficier de cette aide financiÚre ?

L’ASIR est accessible sans condition de ressources. Toutefois, l’attribution n’est pas automatique : la caisse Ă©tudie l’éligibilitĂ© et l’évaluation Ă  domicile dĂ©termine les services nĂ©cessaires ainsi que le montant accordĂ©.

3 rĂ©flexions sur “Un coup de pouce de 1 800 euros pour les retraitĂ©s dont le conjoint est en Ehpad : comment faire la demande Ă  la caisse de retraite”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut