L’Insee confirme une inflation annuelle stabilisĂ©e Ă  2,1% en juillet 2026

Les chiffres dĂ©finitifs de l’Insee confirment un rebond de l’inflation Ă  2,1% sur un an en juillet 2026, aprĂšs 1,8% en juin. DerriĂšre ce chiffre global, le vrai sujet est limpide : l’énergie et les services recommencent Ă  peser sur le budget des mĂ©nages comme sur les marges des entreprises. ⚡

Allergique aux pavĂ©s ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir.

RepùreCe qu’il faut retenir
📈 Inflation annuelle+2,1% en juillet, contre +1,8% en juin : le rythme repart à la hausse.
⚡ Énergie+12,6% sur un an, avec un gaz Ă  +17,7% et des produits pĂ©troliers Ă  +20,7%.
đŸ§Ÿ Services+2,2% : hĂ©bergement, restauration, transports et communication tirent l’indice.
🛒 Grande distributionLes produits industriels, d’entretien et d’hygiùne restent stables sur un an, mais montent de 0,6% sur un mois.
đŸ‡ȘđŸ‡ș Comparaison europĂ©enneL’IPCH, l’indice harmonisĂ© suivi dans la zone euro, atteint +2,4% sur un an.

Inflation Ă  2,1% en juillet 2026 : ce que confirme rĂ©ellement l’Insee

Le chiffre est dĂ©sormais actĂ© : l’Insee confirme que les prix Ă  la consommation ont augmentĂ© de 2,1% sur un an en juillet 2026. Ce niveau marque une accĂ©lĂ©ration aprĂšs +1,8% en juin et +2,4% en mai. Parler de stabilisation Ă  2,1% a du sens pour dĂ©signer le niveau officiellement validĂ©, mais il ne faut pas raconter d’histoires : par rapport Ă  juin, la dynamique a bien repris.

Pourquoi ce dĂ©tail compte ? Parce qu’un taux global d’inflation donne une direction, pas une facture individuelle. Une famille qui roule beaucoup, se chauffe au gaz et rĂ©serve quelques nuits d’hĂŽtel en pĂ©riode estivale ne vit pas la mĂȘme hausse qu’un mĂ©nage dont les dĂ©penses sont surtout alimentaires. L’indice des prix est une moyenne pondĂ©rĂ©e ; il est solide pour lire l’économie, mais il ne remplace pas le relevĂ© bancaire du mois.

Le scĂ©nario de juillet est trĂšs simple. L’énergie pousse fort, les services remontent, les biens manufacturĂ©s baissent moins vite qu’auparavant et l’alimentation conserve une progression modĂ©rĂ©e. Ce cocktail suffit Ă  relever l’inflation gĂ©nĂ©rale, mĂȘme sans flambĂ©e uniforme dans tous les rayons. VoilĂ  la mĂ©canique Ă  comprendre avant de s’emballer sur un seul pourcentage.

Une moyenne qui masque des écarts de budget considérables

Pour visualiser l’écart, prenons le cas d’une petite entreprise fictive, Atelier Garonne, qui livre ses clients autour de Bordeaux. Son dirigeant ne verra pas seulement le +2,1% affichĂ© dans les mĂ©dias. Il regardera d’abord le carburant, les dĂ©penses de dĂ©placement, les repas en rendez-vous et le coĂ»t de certains prestataires. Si ses charges liĂ©es Ă  l’énergie progressent de façon brutale, la moyenne nationale devient presque secondaire.

À l’inverse, une boutique qui vend des produits importĂ©s ou du textile peut profiter de prix manufacturĂ©s moins tendus. Cela ne veut pas dire que tout devient bon marchĂ©. Cela signifie que la baisse annuelle de cette catĂ©gorie limite un peu la pression globale. Le piĂšge classique consiste Ă  traiter le mot inflation comme un bouton unique. Dans la vraie vie, chaque activitĂ© a son propre panier de dĂ©penses.

  • ⚡ Une activitĂ© de transport surveille d’abord les carburants et l’électricitĂ©.
  • đŸœïž Un restaurateur suit l’énergie, les produits frais et les prix des services.
  • 🏠 Un bailleur regarde le chauffage, l’entretien et l’assurance.
  • 🛒 Un mĂ©nage observe le panier alimentaire, les abonnements et les frais de mobilitĂ©.

La bonne lecture du chiffre Insee est donc opĂ©rationnelle : il faut identifier les deux ou trois lignes qui reprĂ©sentent le plus gros volume de dĂ©penses, puis comparer leur Ă©volution Ă  celle de l’indice global. Sans cette Ă©tape, un dirigeant risque de prendre une dĂ©cision tarifaire trop agressive ou, pire, de rogner sa marge en silence.

Le chiffre de 2,1% ne dit pas que tous les prix montent de 2,1% : il indique que le panier moyen coĂ»te davantage qu’il y a un an. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que se joue la diffĂ©rence entre une analyse utile et un commentaire de comptoir.

Énergie à +12,6% : le moteur brutal de l’inflation en France

Le principal responsable de l’accĂ©lĂ©ration de juillet se trouve du cĂŽtĂ© de l’énergie. Sur un an, ses prix progressent de 12,6%, aprĂšs +11% en juin. Ce n’est pas une petite variation technique cachĂ©e dans une note de bas de page : c’est une hausse capable de dĂ©sĂ©quilibrer rapidement un budget familial et de mettre des secteurs entiers sous pression.

Le contexte international explique largement ce mouvement. La guerre au Moyen-Orient complique les flux d’hydrocarbures et entretient des difficultĂ©s d’approvisionnement. Quand la matiĂšre premiĂšre se tend, le choc ne reste pas au port ou dans les cotations : il circule dans la chaĂźne logistique, atteint les carburants, le chauffage, les transports et, au bout du compte, une foule de prix indirects.

Les donnĂ©es dĂ©taillĂ©es de l’Insee sont encore plus parlantes. Le gaz augmente de 17,7% sur un an, contre +10,4% le mois prĂ©cĂ©dent. Les produits pĂ©troliers accĂ©lĂšrent Ă  +20,7%, aprĂšs +19,7%. Une hausse aussi rapide n’est jamais anodine : mĂȘme quand l’essence ne reprĂ©sente pas la plus grosse part du panier, elle agit comme un coĂ»t de diffusion pour les artisans, les livreurs, les commerçants et les mĂ©nages mobiles.

Du baril Ă  la facture : la chaĂźne de transmission Ă  surveiller

Il faut Ă©viter le raccourci qui consiste Ă  regarder uniquement le prix du pĂ©trole brut. Une baisse ponctuelle sur les marchĂ©s peut mettre du temps Ă  se retrouver Ă  la pompe, tandis que les taxes, les coĂ»ts de raffinage, les stocks et la marge de distribution jouent leur rĂŽle. Pour replacer cette logique dans le temps long, l’évolution du prix du Brent face au seuil des 75 dollars rappelle une chose utile : le marchĂ© de l’énergie ne se lit jamais avec un seul indicateur.

Chez Atelier Garonne, le rĂ©flexe rentable consiste Ă  sĂ©parer trois types de coĂ»ts : le carburant des vĂ©hicules, l’énergie utilisĂ©e sur place et les surcoĂ»ts glissĂ©s dans les factures fournisseurs. Beaucoup d’entreprises suivent les deux premiers et oublient le troisiĂšme. RĂ©sultat : elles dĂ©couvrent l’érosion de marge avec deux mois de retard, quand les prix des emballages, des livraisons ou des prestations ont dĂ©jĂ  bougĂ©.

  1. 🔎 Relever chaque mois les dĂ©penses d’électricitĂ©, de gaz et de carburant.
  2. 📊 Comparer le coĂ»t rĂ©el au mĂȘme mois de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et non au seul mois prĂ©cĂ©dent.
  3. đŸ§Ÿ Demander aux fournisseurs si une surcharge Ă©nergĂ©tique est appliquĂ©e dans leurs tarifs.
  4. 💬 Ajuster les devis avant qu’une hausse de charges ne devienne une marge nĂ©gative.

Pour les mĂ©nages, la logique est identique, mais la rĂ©ponse ne passe pas forcĂ©ment par une rĂ©duction aveugle de la consommation. Il s’agit d’identifier les contrats, les usages et les Ă©quipements qui absorbent le plus de budget. Une facture de chauffage mal comprise peut coĂ»ter bien plus cher qu’une hausse visible sur le ticket de caisse. Sur ce terrain, les litiges et rĂ©gularisations ne sont pas anecdotiques, comme le montre cette analyse autour d’une facture de chauffage examinĂ©e par la Cour de cassation.

Quand l’énergie grimpe Ă  deux chiffres, attendre une amĂ©lioration spontanĂ©e est une stratĂ©gie de spectateur : il faut mesurer, nĂ©gocier et rĂ©percuter proprement.

Services en hausse : pourquoi l’étĂ© pousse les prix de consommation

Les services constituent le deuxiĂšme moteur de l’inflation de juillet. Leur hausse annuelle passe Ă  2,2%, contre +1,9% en juin. Cette Ă©volution est moins spectaculaire que celle de l’énergie, mais elle touche directement le quotidien : hĂ©bergement, restauration, transports hors rĂ©seau routier, communication et protection sociale avancent ensemble.

Juillet est naturellement une pĂ©riode oĂč les arbitrages deviennent visibles. Les dĂ©placements augmentent, les destinations touristiques remplissent leurs capacitĂ©s, les rĂ©servations se concentrent sur quelques semaines et les entreprises de services font face Ă  une demande plus dense. Ce n’est pas une excuse pour tous les prix, mais c’est une rĂ©alitĂ© de marchĂ© : quand l’offre est limitĂ©e et la demande concentrĂ©e, les tarifs prennent de la hauteur.

Le secteur de la protection sociale mĂ©rite une attention particuliĂšre. DerriĂšre cette formule administrative se trouvent notamment les gardes d’enfants et les maisons de retraite. Pour les familles et les proches aidants, ces coĂ»ts ne se remplacent pas facilement par une alternative moins chĂšre. Une hausse dans ce poste est donc plus douloureuse qu’une dĂ©pense de loisir reportable.

Les services ne montent pas tous au mĂȘme rythme

L’image reste nuancĂ©e. L’Insee relĂšve un ralentissement dans les services de santĂ©, les assurances et les loisirs. C’est essentiel Ă  retenir, car une inflation des services ne signifie pas que chaque contrat ou chaque prestation dĂ©rape. Un assureur peut freiner ses hausses, une activitĂ© de loisir peut proposer davantage de promotions, tandis que l’hĂ©bergement saisonnier ou certains transports deviennent plus chers.

Cette dispersion impose un rĂ©flexe simple : ne pas renouveler automatiquement les dĂ©penses rĂ©currentes. Une entreprise qui conserve ses abonnements, son forfait tĂ©lĂ©com et ses outils logiciels sans contrĂŽle laisse souvent une fuite discrĂšte s’installer. MĂȘme logique pour un foyer : les assurances, les forfaits et certains frais de service mĂ©ritent une comparaison annuelle, surtout quand l’indice des prix accĂ©lĂšre.

Atelier Garonne a, par exemple, dĂ©cidĂ© de revoir ses dĂ©placements professionnels. Pas en supprimant les rendez-vous utiles, ce serait absurde, mais en regroupant les visites par zone gĂ©ographique et en rĂ©servant les trajets suffisamment tĂŽt. Deux choix concrets ont Ă©tĂ© mis en place : les rĂ©unions exploratoires basculent en visio, tandis que les rendez-vous de signature ou de production restent physiques. Le gain n’est pas magique ; il Ă©vite surtout de payer des pics de transport sans raison.

La restauration illustre le mĂȘme phĂ©nomĂšne. Pour un professionnel, un repas client doit servir une relation ou une dĂ©cision. Pour un mĂ©nage, un repas Ă  l’extĂ©rieur peut rester un plaisir, mais il vaut mieux le budgĂ©ter que le laisser grignoter le compte courant par rĂ©pĂ©tition. Les pĂ©riodes d’inflation ne demandent pas de vivre triste : elles demandent d’arrĂȘter les dĂ©penses automatiques. đŸœïž

Le marchĂ© des services joue aussi sur les salaires, les loyers commerciaux et la disponibilitĂ© des travailleurs. Une hausse de tarif n’est pas toujours opportuniste ; elle peut reflĂ©ter des charges devenues plus lourdes. La bonne pratique consiste alors Ă  demander une explication prĂ©cise, pas Ă  accepter une formule vague du type « contexte Ă©conomique ». Une hausse justifiĂ©e se chiffre. Une hausse floue se nĂ©gocie.

En juillet, le service le plus cher n’est pas forcĂ©ment celui qu’il faut supprimer : c’est celui dont personne ne sait expliquer la valeur ni le tarif.

Alimentation, produits manufacturĂ©s et grande distribution : oĂč les prix rĂ©sistent

Le rayon alimentaire donne une image moins explosive que l’énergie. Sur un an, les prix des produits alimentaires augmentent de 1%. Cette progression est largement portĂ©e par les produits frais, en hausse de 3,8%. Fruits, lĂ©gumes, poissons ou produits saisonniers peuvent bouger vite selon la mĂ©tĂ©o, les rĂ©coltes, le transport et la disponibilitĂ©. Il serait donc trompeur de rĂ©sumer l’alimentaire Ă  un chiffre unique.

Dans la grande distribution, les produits d’alimentation industrielle, d’entretien et d’hygiĂšne-beautĂ© sont stables sur un an en juillet, aprĂšs une lĂ©gĂšre baisse de 0,1% en juin. C’est une information utile pour les mĂ©nages : les catĂ©gories trĂšs prĂ©sentes dans les placards ne connaissent pas, Ă  ce stade, la mĂȘme poussĂ©e que l’énergie. Mais sur un mois, ces mĂȘmes produits ont progressĂ© de 0,6%. Le calme annuel ne doit donc pas faire oublier les mouvements rĂ©cents.

Les produits manufacturĂ©s, eux, continuent de reculer sur un an, mais moins fortement : -0,7% aprĂšs -1,1% en juin. Le calendrier des soldes explique une partie du contraste. En juin, les promotions avaient davantage tirĂ© l’indice vers le bas. En juillet, l’effet de comparaison s’attĂ©nue. C’est exactement le genre de dĂ©tail qui Ă©chappe aux lectures pressĂ©es.

Comparer le panier, pas le slogan promotionnel

Une rĂ©duction de 30% sur un produit non indispensable ne protĂšge pas un budget. À l’inverse, une variation de quelques centimes rĂ©pĂ©tĂ©e sur les achats essentiels finit par compter. Pour lire la consommation avec sĂ©rieux, il faut suivre un panier personnel sur quatre ou cinq semaines : produits frais, conserves, hygiĂšne, entretien, alimentation des enfants ou des animaux, selon la situation du foyer.

Le bon tableau n’a rien de sophistiquĂ©. Une simple liste avec le prix, le volume et le magasin suffit. Le but est de repĂ©rer si l’augmentation vient du tarif affichĂ©, du format rĂ©duit ou d’un changement d’habitude. Ce dernier point est souvent sous-estimĂ© : acheter plus souvent faute d’anticipation coĂ»te parfois davantage qu’une hausse de prix affichĂ©e.

  • đŸ„Š Comparer le prix au kilo ou au litre, jamais uniquement le prix facial.
  • đŸ§Œ RepĂ©rer les formats qui diminuent discrĂštement sans baisse Ă©quivalente du tarif.
  • đŸ›ïž Distinguer une promotion rĂ©ellement utile d’un achat dĂ©clenchĂ© par l’étiquette rouge.
  • 📅 Acheter les produits frais selon leur saisonnalitĂ© plutĂŽt qu’au grĂ© d’une envie de derniĂšre minute.

Du cĂŽtĂ© des commerces, le raisonnement est symĂ©trique. Une hausse des produits frais doit ĂȘtre expliquĂ©e au client sans mise en scĂšne excessive : origine, saison, transport, disponibilitĂ©. Les clients acceptent mieux une Ă©volution de prix lisible qu’une portion rĂ©duite ou une surtaxe incomprĂ©hensible. La transparence ne fait pas tout, mais elle limite la perte de confiance.

Pour Atelier Garonne, l’enseignement est trĂšs concret : les achats de fournitures ne sont plus regroupĂ©s sans contrĂŽle chez un seul distributeur. Les rĂ©fĂ©rences Ă  forte rotation sont comparĂ©es chaque trimestre, pas chaque jour. Inutile de mobiliser une Ă©quipe pour gagner trois euros sur un achat marginal ; en revanche, nĂ©gliger une catĂ©gorie rĂ©currente pendant douze mois est une erreur qui coĂ»te cher.

Les prix stables en grande distribution sont une respiration, pas un permis de cesser de comparer : le mouvement mensuel de 0,6% montre que la vigilance reste nécessaire.

Indice des prix harmonisĂ© Ă  2,4% : lire l’économie française face Ă  la zone euro

Pour comparer la France avec ses voisins, l’Insee publie aussi l’indice des prix Ă  la consommation harmonisĂ©, l’IPCH. En juillet, il atteint +2,4% sur un an, aprĂšs +2% en juin. Cet indicateur n’est pas un doublon dĂ©coratif de l’indice national : il suit une mĂ©thode harmonisĂ©e qui permet de regarder les Ă©volutions de prix Ă  l’échelle europĂ©enne avec une base comparable.

Pourquoi l’écart entre 2,1% et 2,4% mĂ©rite-t-il d’ĂȘtre regardĂ© ? Parce que les mĂ©thodes de calcul, les pondĂ©rations et les champs de consommation ne sont pas exactement identiques. Le premier indicateur est celui que les mĂ©nages français retrouvent le plus souvent dans le dĂ©bat national. Le second sert davantage Ă  situer la France dans un environnement monĂ©taire et Ă©conomique commun.

Pour une entreprise qui achĂšte en Europe, vend Ă  l’étranger ou dĂ©pend de fournisseurs transfrontaliers, l’IPCH est particuliĂšrement utile. Un fournisseur italien, allemand ou espagnol ne vit pas forcĂ©ment le mĂȘme choc Ă©nergĂ©tique, la mĂȘme structure de coĂ»ts ou la mĂȘme demande intĂ©rieure. Lire le seul chiffre français revient Ă  observer un match avec un Ɠil fermĂ©.

Du taux d’inflation aux dĂ©cisions de marchĂ©

L’inflation influence les taux, les dĂ©cisions d’investissement, les nĂ©gociations salariales et les comportements d’achat. Mais elle ne dĂ©clenche pas mĂ©caniquement une seule rĂ©action. Un ralentissement de l’activitĂ© peut limiter la capacitĂ© des entreprises Ă  augmenter leurs prix, tandis qu’une forte contrainte Ă©nergĂ©tique peut les pousser Ă  le faire malgrĂ© tout. C’est ce tiraillement qui fait l’économie rĂ©elle.

Les entrepreneurs ont intĂ©rĂȘt Ă  suivre aussi la conjoncture continentale, notamment la trajectoire du PIB de la zone euro en 2026. Une demande europĂ©enne qui rĂ©siste peut soutenir les exportateurs français. À l’inverse, une consommation affaiblie chez les partenaires commerciaux rend plus difficile toute rĂ©percussion de hausse sur les prix de vente.

Une stratĂ©gie propre ne consiste pas Ă  augmenter tous ses tarifs de 2,1% parce que l’Insee a publiĂ© 2,1%. Cela, c’est la solution paresseuse. Il faut segmenter : produits trĂšs sensibles aux charges Ă©nergĂ©tiques, prestations oĂč la valeur ajoutĂ©e justifie une rĂ©vision, offres d’appel qu’il vaut mieux prĂ©server pour garder du volume, et contrats anciens dont les conditions doivent ĂȘtre rediscutĂ©es.

  1. 📌 Cartographier les coĂ»ts rĂ©ellement exposĂ©s Ă  l’énergie et aux services.
  2. 📌 VĂ©rifier si les concurrents subissent les mĂȘmes contraintes sur le marchĂ© visĂ©.
  3. 📌 Adapter les prix par gamme plutît qu’avec une hausse uniforme.
  4. 📌 Expliquer la dĂ©cision aux clients avec des Ă©lĂ©ments vĂ©rifiables.

Les mĂ©nages peuvent appliquer la mĂȘme discipline, Ă  leur Ă©chelle. Un taux de 2,4% sur l’IPCH ne commande pas de paniquer, mais il justifie de surveiller l’épargne disponible, les dĂ©penses contraintes et les Ă©chĂ©ances variables. Les taux du Livret A et du LEP comptent alors dans l’équation : laisser dormir une trĂ©sorerie sur un compte courant devient un choix qu’il faut assumer.

L’IPCH Ă  2,4% rappelle une rĂ©alitĂ© utile : l’inflation française se comprend mieux quand elle est replacĂ©e dans le marchĂ© europĂ©en, pas quand elle est isolĂ©e dans un titre.

RĂ©agir Ă  l’inflation de juillet sans casser sa marge ni son budget

La publication de l’Insee n’est pas un signal pour tout bouleverser. C’est un signal pour remettre les chiffres au centre. Quand l’inflation accĂ©lĂšre de 1,8% Ă  2,1%, les dĂ©cisions prises Ă  l’aveugle deviennent vite coĂ»teuses : hausse tarifaire mal calibrĂ©e, budget domestique non ajustĂ©, contrat d’énergie laissĂ© sans contrĂŽle ou stock achetĂ© au mauvais moment.

Le premier travail est de distinguer les dĂ©penses rigides des dĂ©penses modulables. Le loyer, certaines assurances, la garde d’enfants ou les contrats de tĂ©lĂ©communication sont souvent difficiles Ă  ajuster rapidement. Les trajets, les achats de produits frais, certaines sorties et les commandes de fournitures offrent davantage de leviers. L’objectif n’est pas de couper partout : il est de concentrer l’effort lĂ  oĂč il produit un rĂ©sultat rĂ©el.

Une méthode de contrÎle simple, applicable dÚs cette semaine

Pour un foyer, il suffit de prendre les trois derniers relevĂ©s bancaires et de classer les dĂ©penses en quatre blocs : logement-Ă©nergie, alimentation, mobilitĂ©, services. Ensuite, il faut relever les hausses qui dĂ©passent clairement le rythme global de 2,1%. Ce sont elles qui doivent dĂ©clencher une action : appel au fournisseur, changement d’habitude, comparaison de contrat ou report d’un achat.

Pour un entrepreneur, la mĂ©thode doit aller un peu plus loin. Les coĂ»ts doivent ĂȘtre rapprochĂ©s du chiffre d’affaires, dossier par dossier ou gamme par gamme. Si l’énergie augmente mais que les clients refusent une hausse, il faut chercher des gains de process, revoir les minimums de commande, rĂ©duire les livraisons inutiles ou renĂ©gocier les dĂ©lais. Augmenter sans stratĂ©gie fait fuir. Ne rien faire dĂ©truit la marge. Entre les deux, il y a le travail sĂ©rieux.

Le cas d’Atelier Garonne le montre bien. L’entreprise a Ă©vitĂ© la hausse gĂ©nĂ©rale de 5% que son dirigeant envisageait sous le coup de l’agacement. À la place, elle a créé une participation livraison pour les petites commandes Ă©loignĂ©es, maintenu les tarifs des offres principales et renĂ©gociĂ© un poste de sous-traitance. Le client proche n’a pas payĂ© pour le client distant, et la marge a cessĂ© de se dĂ©grader. C’est moins spectaculaire qu’un grand discours, mais c’est ce qui marche.

Cette approche protĂšge aussi la relation commerciale. Les clients comprennent une rĂšgle claire : une prestation qui consomme davantage de route, de carburant ou de temps coĂ»te davantage. Ce qu’ils rejettent, c’est une hausse arbitraire, plaquĂ©e partout sans explication. Dans une pĂ©riode oĂč le pouvoir d’achat reste sous tension, la pĂ©dagogie tarifaire devient un outil de vente.

Les prochains mois devront ĂȘtre lus avec la mĂȘme froideur. L’énergie peut rester volatile, les services peuvent ralentir ou prolonger leur hausse, et les prix alimentaires dĂ©pendent toujours de variables saisonniĂšres. Une seule publication ne dessine pas toute l’annĂ©e. En revanche, elle donne une photographie nette : en juillet, la pression est revenue par les postes les plus difficiles Ă  Ă©viter.

Action immĂ©diate : ouvrir les dĂ©penses des trente derniers jours, isoler les trois lignes qui montent le plus, puis choisir une action mesurable pour chacune. Le reste, c’est du bruit.

Pourquoi l’inflation est-elle passĂ©e Ă  2,1% en juillet 2026 ?

L’accĂ©lĂ©ration vient principalement de l’énergie et des services. Les prix de l’énergie ont augmentĂ© de 12,6% sur un an, tandis que les services ont progressĂ© de 2,2%.

Quels postes énergétiques ont le plus augmenté ?

Le gaz a augmenté de 17,7% sur un an en juillet, aprÚs 10,4% en juin. Les produits pétroliers ont progressé de 20,7%, aprÚs 19,7% le mois précédent.

Les prix alimentaires flambent-ils en juillet ?

L’alimentation augmente de 1% sur un an, avec une hausse plus marquĂ©e de 3,8% pour les produits frais. Les produits industriels, d’entretien et d’hygiĂšne en grande distribution restent stables sur un an, malgrĂ© une hausse de 0,6% sur le mois.

Quelle diffĂ©rence entre l’indice des prix Insee et l’IPCH ?

L’indice national mesure l’évolution des prix pour la consommation en France. L’IPCH applique une mĂ©thode harmonisĂ©e au niveau europĂ©en afin de comparer les pays de la zone euro. En juillet, l’IPCH français a progressĂ© de 2,4% sur un an.

3 rĂ©flexions sur “L’Insee confirme une inflation annuelle stabilisĂ©e Ă  2,1% en juillet 2026”

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