Comment identifier un logement ‘bouilloire thermique’ avant de choisir votre nouveau chez-vous

découvrez comment repérer un logement 'bouilloire thermique' pour éviter les mauvaises surprises et faire le meilleur choix pour votre nouveau chez-vous.

Choisir un logement ne consiste plus seulement à regarder le quartier, le prix et le nombre de mÚtres carrés. Lors des épisodes de forte chaleur, certains biens impeccables sur le papier se transforment en bouilloires thermiques : on y suffoque le soir, on dort mal et la facture électrique grimpe dÚs que les ventilateurs tournent à plein régime.

Allergique aux pavĂ©s ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir.

Point Ă  vĂ©rifierCe qu’il faut retenirRĂ©flexe utile
☀ DPE et confort d’étĂ©Une bonne Ă©tiquette Ă©nergĂ©tique ne garantit pas une tempĂ©rature supportable en Ă©tĂ©.Lire l’indicateur de confort d’étĂ©, puis le confronter Ă  la visite.
đŸȘŸ Protections solairesDes vitrages sans volets, stores extĂ©rieurs ou brise-soleil laissent entrer une chaleur difficile Ă  Ă©vacuer.Tester chaque occultation et regarder les façades exposĂ©es.
đŸŒŹïž Ventilation nocturneUn logement traversant refroidit plus facilement ses murs, sols et plafonds la nuit.RepĂ©rer les fenĂȘtres sur des façades opposĂ©es.
đŸ™ïž EmplacementUn dernier Ă©tage en ville dense ne rĂ©agit pas comme une maison vĂ©gĂ©talisĂ©e, mĂȘme avec une isolation similaire.Observer le bĂ©ton, les toitures, les arbres et l’étage.

Bouilloire thermique : reconnaĂźtre le problĂšme avant de signer

Une bouilloire thermique est un logement qui emmagasine la chaleur toute la journĂ©e et ne parvient plus Ă  la restituer correctement pendant la nuit. Le scĂ©nario est simple : le soleil tape sur la toiture ou les vitrages, l’air intĂ©rieur chauffe, les parois accumulent les calories, puis tout ce petit monde continue de rayonner alors que dehors la tempĂ©rature redescend enfin. RĂ©sultat : une chambre encore Ă©touffante Ă  minuit, des rĂ©veils Ă  rĂ©pĂ©tition et des occupants qui finissent par acheter une climatisation dans l’urgence.

Le problĂšme n’est pas rĂ©servĂ© aux vieilles passoires Ă©nergĂ©tiques. Un appartement rĂ©cent, bien isolĂ© pour l’hiver, peut devenir redoutable en Ă©tĂ© si le projet a oubliĂ© les protections solaires, la ventilation nocturne et l’exposition rĂ©elle. L’isolation limite les Ă©changes avec l’extĂ©rieur ; c’est utile quand il fait froid. Mais si la chaleur est dĂ©jĂ  entrĂ©e Ă  17 heures par une baie vitrĂ©e plein ouest, cette mĂȘme enveloppe peut ralentir son Ă©vacuation. C’est l’effet thermos : confortable Ă  condition de ne pas avoir fait entrer la mauvaise tempĂ©rature.

Le DPE est indispensable, mais il ne fait pas tout le travail

Le diagnostic Ă©nergĂ©tique reste un document essentiel dans un choix logement. Il renseigne sur la consommation Ă©nergĂ©tique thĂ©orique, les Ă©missions, le systĂšme de chauffage, l’eau chaude et une partie de la qualitĂ© du bĂąti. Pourtant, le raccourci « classe A = fraĂźcheur assurĂ©e » ne tient pas. Une Ă©tude de Pouget Consultants publiĂ©e en aoĂ»t 2024 indiquait que 31 % des logements classĂ©s A au DPE pouvaient ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des bouilloires thermiques. C’est le genre de chiffre qui remet les idĂ©es en place.

Depuis, la leçon reste valable : une bonne performance thermique hivernale ne suffit pas Ă  prĂ©dire le confort lors d’une canicule. Le DPE comporte bien un indicateur de confort d’étĂ©, prĂ©sentĂ© sur trois niveaux : bon, moyen ou insuffisant. Il prend notamment en compte l’existence de protections sur les fenĂȘtres et la toiture, le caractĂšre traversant, l’inertie, ainsi que la prĂ©sence Ă©ventuelle de brasseurs d’air fixes. C’est un premier filtre, pas un verdict dĂ©finitif.

Le ministĂšre du Logement a lui-mĂȘme reconnu que cet indicateur devait progresser. Des erreurs ont Ă©tĂ© observĂ©es dans son calcul et l’effet d’ülot de chaleur urbain y est mal intĂ©grĂ©. VoilĂ  pourquoi un acheteur sĂ©rieux ne dĂ©lĂšgue pas toute sa dĂ©cision Ă  une ligne de diagnostic. Une case « bon » peut ĂȘtre rassurante ; elle ne remplace ni l’observation du bien, ni les questions prĂ©cises au vendeur, ni un audit thermique lorsque le projet engage un budget important.

Le cas de Clara : un appartement parfait sauf entre juin et septembre

Clara visite un deux-piĂšces rĂ©novĂ© au dernier Ă©tage. Le DPE A est affichĂ© en gros sur l’annonce, l’isolation est rĂ©cente, les murs sont propres et les charges semblent correctes. Sur place, pourtant, un dĂ©tail saute aux yeux : une immense baie vitrĂ©e regarde le sud-ouest, aucun volet extĂ©rieur n’est installĂ© et la toiture est juste au-dessus de la chambre. La visite se dĂ©roule en mars ; l’air est agrĂ©able. En aoĂ»t, ce logement risque de raconter une histoire bien moins sympathique.

Le vendeur peut rĂ©pondre : « Il y a un store intĂ©rieur. » Mauvaise nouvelle : un store placĂ© Ă  l’intĂ©rieur bloque l’éblouissement, mais la chaleur a dĂ©jĂ  franchi le vitrage. Pour couper les apports solaires, la protection doit idĂ©alement se situer dehors : volets, stores bannes, persiennes, brise-soleil orientables ou vĂ©gĂ©tation bien positionnĂ©e. Un logement ne devient pas agrĂ©able par magie parce que ses murs ont Ă©tĂ© rĂ©novĂ©s. Il faut empĂȘcher le soleil de transformer les piĂšces en serre.

Le signal Ă  retenir : le DPE ouvre le dossier, mais la capacitĂ© du logement Ă  rester vivable pendant une nuit chaude se vĂ©rifie avec les yeux, les plans et des questions qui dĂ©rangent un peu. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que commence l’analyse utile.

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Visite immobiliùre : les 6 signaux d’alerte d’un logement qui surchauffe

Une annonce immobiliĂšre montre rarement le thermomĂštre d’une chambre Ă  23 heures aprĂšs trois jours de canicule. Elle montre une cuisine lumineuse, une terrasse et une belle vue. C’est normal : la lumiĂšre vend. Mais un acheteur doit apprendre Ă  lire ce qui se cache derriĂšre cette lumiĂšre. Dans une visite, les dĂ©fauts de confort thermique se dĂ©tectent souvent en quelques minutes, Ă  condition de regarder les bons Ă©lĂ©ments plutĂŽt que la couleur du carrelage.

Observer les vitrages, la toiture et l’étage avant de regarder la dĂ©coration

  • đŸȘŸ Grandes baies vitrĂ©es exposĂ©es ouest ou sud-ouest : elles captent un soleil bas, violent, prĂ©cisĂ©ment lorsque l’air extĂ©rieur est dĂ©jĂ  chaud.
  • 🏠 Dernier Ă©tage ou appartement sous toiture : le toit reçoit le rayonnement solaire pendant des heures ; sans isolation adaptĂ©e et sans ventilation, la chaleur descend dans les piĂšces.
  • 🌑 Absence de volets extĂ©rieurs : un rideau occultant amĂ©liore l’intimitĂ©, pas la rĂ©sistance Ă  une vague de chaleur.
  • đŸŒŹïž Logement mono-orientĂ© : avec des ouvertures sur une seule façade, crĂ©er un courant d’air nocturne devient nettement plus compliquĂ©.
  • đŸ™ïž Cour minĂ©rale ou rue trĂšs bĂ©tonnĂ©e : la ville restitue la chaleur accumulĂ©e tard dans la soirĂ©e, parfois jusqu’au cƓur de la nuit.
  • 🔧 RĂ©novation isolĂ©e et sans logique globale : une fenĂȘtre neuve ou des murs doublĂ©s ne compensent pas une toiture oubliĂ©e et des protections solaires inexistantes.

La façade plein sud fait peur Ă  beaucoup d’acheteurs, parfois Ă  tort. En Ă©tĂ©, au moment oĂč le soleil est au plus haut, un dĂ©bord de toit, un balcon ou un brise-soleil bien conçu peut protĂ©ger efficacement les vitrages. Les orientations les plus dĂ©licates vont souvent du sud-ouest au nord-ouest. En fin de journĂ©e, les rayons arrivent presque Ă  l’horizontale et frappent directement les fenĂȘtres. C’est pile le moment oĂč l’on voudrait prĂ©parer le dĂźner, faire dormir un enfant ou travailler sans avoir l’impression d’ĂȘtre dans un four.

Les bonnes questions à poser au vendeur ou à l’agent immobilier

Il faut demander clairement : « Quelle tempĂ©rature fait-il dans la chambre lors d’une canicule ? » La rĂ©ponse vague du type « ça dĂ©pend » ou « avec les fenĂȘtres ouvertes, ça va » mĂ©rite d’ĂȘtre creusĂ©e. Les fenĂȘtres ouvertes ne rĂ©solvent rien si l’air urbain reste Ă  28 °C Ă  minuit. Demander aussi si une climatisation mobile a Ă©tĂ© utilisĂ©e, si les volets sont rĂ©ellement fermables, si les stores ont Ă©tĂ© posĂ©s par la copropriĂ©tĂ© et s’il existe des procĂšs-verbaux d’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale Ă©voquant des travaux de toiture.

Un dĂ©tail utile : ouvrir toutes les fenĂȘtres lors de la visite, quand cela est possible. L’objectif est de voir si l’air circule. Dans un logement traversant, deux ouvertures placĂ©es sur des façades opposĂ©es crĂ©ent une ventilation naturelle. La nuit, ce mouvement d’air rafraĂźchit l’atmosphĂšre et les surfaces intĂ©rieures. Les murs et les sols, une fois refroidis, limitent la remontĂ©e rapide de tempĂ©rature le lendemain. Ce n’est pas du confort de catalogue, c’est de la physique basique.

Pour suivre les Ă©volutions du marchĂ© avec un Ɠil moins naĂŻf que les annonces bien maquillĂ©es, il est aussi utile de comprendre pourquoi certains territoires subissent une dĂ©valuation immobiliĂšre. Les risques climatiques et la qualitĂ© rĂ©elle d’usage d’un bien finissent par peser sur la perception des acheteurs. Une façade sexy ne sauve pas un appartement invivable six semaines par an.

Le signal Ă  retenir : lors d’une visite, l’exposition, l’étage et les protections extĂ©rieures valent largement autant que le parquet fraĂźchement vitrifiĂ©. Ce sont eux qui dĂ©terminent si l’étĂ© sera supportable ou franchement pĂ©nible.

Diagnostic Ă©nergĂ©tique et confort d’étĂ© : lire les documents sans se faire endormir

Les documents immobiliers ont le chic pour rassurer avec des lettres, des couleurs et des chiffres arrondis. Pourtant, les lire en diagonale est une mauvaise mĂ©thode. Le diagnostic Ă©nergĂ©tique doit ĂȘtre traitĂ© comme une source d’indices : il rĂ©vĂšle le type de chauffage, la qualitĂ© annoncĂ©e de l’isolation, la consommation Ă©nergĂ©tique estimĂ©e, l’état des fenĂȘtres et certaines recommandations. Il ne remplace pas une analyse du comportement rĂ©el du logement pendant une pĂ©riode chaude.

Comparer les données du DPE avec la réalité du bùtiment

Un DPE mentionnant une isolation rĂ©cente appelle plusieurs questions. Quelle partie a Ă©tĂ© isolĂ©e ? Les murs ? Le plancher bas ? Les combles ? La toiture ? Le mot « isolation » est souvent utilisĂ© comme une Ă©tiquette rassurante, alors que la cohĂ©rence de l’ensemble compte davantage que la prĂ©sence d’un seul poste rĂ©novĂ©. Un dernier Ă©tage avec une toiture insuffisamment protĂ©gĂ©e peut rester trĂšs vulnĂ©rable malgrĂ© des fenĂȘtres performantes.

Les fenĂȘtres doivent aussi ĂȘtre lues avec bon sens. Du double vitrage limite les dĂ©perditions hivernales et amĂ©liore l’acoustique ; il ne bloque pas, Ă  lui seul, les apports solaires. Une baie vitrĂ©e performante exposĂ©e Ă  l’ouest sans protection extĂ©rieure devient une Ă©norme porte d’entrĂ©e pour la chaleur. Le vrai rĂ©flexe consiste donc Ă  associer vitrage, orientation et occultation. Retirer l’un des trois Ă©lĂ©ments du raisonnement, c’est obtenir un diagnostic incomplet.

Document ou Ă©lĂ©mentCe qu’il indiqueCe qu’il faut vĂ©rifier sur place
📄 DPEÉtiquette Ă©nergĂ©tique, chauffage, eau chaude, consommation estimĂ©e.Comparer les travaux annoncĂ©s avec l’état visible du bĂąti.
☀ Indicateur de confort d’étĂ©Niveau thĂ©orique : bon, moyen ou insuffisant.Regarder l’exposition, les stores, l’étage et le quartier.
đŸ—ïž Diagnostic ou devis de travauxNature et date des rĂ©novations.Identifier si toiture, murs et vitrages ont Ă©tĂ© traitĂ©s ensemble.
🏱 ProcĂšs-verbaux de copropriĂ©tĂ©ProblĂšmes de toit, façades, stores, climatisation, charges.RepĂ©rer les plaintes rĂ©currentes liĂ©es Ă  la chaleur ou aux fuites.

Pourquoi l’audit thermique apporte une lecture plus solide

Pour une maison ancienne, un logement sous les combles ou un achat Ă  fort enjeu financier, un audit thermique peut Ă©viter une dĂ©cision regrettable. Il ne se contente pas de classer le bien : il cherche les points faibles, hiĂ©rarchise les travaux et examine l’enveloppe dans sa globalitĂ©. Il peut mettre en Ă©vidence une toiture sous-dimensionnĂ©e, des ponts thermiques, une ventilation peu efficace ou un vitrage mal adaptĂ© Ă  l’orientation.

L’intĂ©rĂȘt n’est pas de transformer chaque achat en enquĂȘte scientifique. Il s’agit de savoir ce que l’on achĂšte rĂ©ellement. Entre un appartement nĂ©cessitant des volets roulants et une maison demandant toiture, stores, vĂ©gĂ©talisation et ventilation mĂ©canique, le budget comme la complexitĂ© changent complĂštement. La rentabilitĂ© d’un achat se joue aussi lĂ , bien avant la signature chez le notaire.

La fiscalitĂ© et les contraintes sur les biens immobiliers Ă©voluent elles aussi. Consulter les rĂšgles autour d’une nouvelle taxe applicable Ă  certains logements permet de replacer le confort dans un calcul plus large : prix d’achat, charges, travaux, taxes et valeur future. Un bien peu agrĂ©able Ă  vivre coĂ»te toujours plus cher qu’il n’en a l’air, mĂȘme lorsqu’il affiche une classe Ă©nergĂ©tique flatteuse.

Le signal Ă  retenir : un document fiable n’est pas un document magique. Croiser le DPE, les travaux rĂ©ellement faits et la configuration du bien permet d’éviter les belles promesses qui fondent dĂšs le premier Ă©tĂ©.

Confort thermique en été : tester le logement au bon moment et au bon endroit

La visite idĂ©ale d’un logement Ă  risque ne se fait pas un matin frais de fĂ©vrier. Elle se fait lorsque les conditions se rapprochent de son usage le plus difficile : en fin de journĂ©e, aprĂšs plusieurs heures d’ensoleillement, ou pendant une pĂ©riode chaude. Cette mĂ©thode n’est pas toujours possible, surtout dans un marchĂ© oĂč les biens partent vite. Mais une seconde visite stratĂ©gique peut faire basculer une dĂ©cision et vaut largement une aprĂšs-midi de plus.

PrivilĂ©gier une visite tardive plutĂŽt qu’une visite dĂ©corative

Une visite Ă  9 heures masque souvent la chaleur accumulĂ©e. À 18 heures ou 19 heures, les orientations deviennent visibles. Une façade ouest se dĂ©voile, les stores montrent leur efficacitĂ©, la tempĂ©rature de la cage d’escalier donne une indication et l’air extĂ©rieur permet d’évaluer la possibilitĂ© d’aĂ©ration nocturne. Dans un immeuble, il faut aussi monter jusqu’au dernier niveau et observer la toiture depuis l’extĂ©rieur si c’est possible.

Le fil conducteur peut ĂȘtre simple : imaginer une journĂ©e de juillet. À 15 heures, oĂč frappe le soleil ? À 18 heures, quelle piĂšce reçoit le rayonnement direct ? À 22 heures, quelles fenĂȘtres permettent de crĂ©er un courant d’air sans donner sur une avenue bruyante ? Cette derniĂšre question compte : un logement traversant n’offre un avantage concret que si ses habitants peuvent rĂ©ellement ouvrir les fenĂȘtres la nuit.

Dans les centres urbains denses, le bruit, les pollutions et l’ülot de chaleur compliquent le rafraĂźchissement naturel. Le goudron, les parkings et les façades minĂ©rales stockent l’énergie solaire puis la relĂąchent lentement. Un appartement situĂ© au-dessus d’une rue trĂšs circulante peut donc cumuler deux contraintes : trop chaud fenĂȘtres fermĂ©es, trop bruyant fenĂȘtres ouvertes. VoilĂ  pourquoi l’environnement immĂ©diat pĂšse autant que les performances annoncĂ©es du bĂątiment.

CrĂ©er une grille de dĂ©cision avant l’offre d’achat

Avant de faire une offre, attribuer une rĂ©ponse nette Ă  chaque critĂšre Ă©vite de nĂ©gocier sous le coup de cƓur. Le logement est-il traversant ? Les chambres regardent-elles l’ouest ? La toiture est-elle isolĂ©e ? Les volets sont-ils extĂ©rieurs et fonctionnels ? Peut-on installer une protection solaire si elle manque ? La copropriĂ©tĂ© l’autorise-t-elle ? Cette grille oblige Ă  sortir du flou, lĂ  oĂč beaucoup d’acheteurs se racontent que « ça devrait aller ».

  1. đŸŒĄïž VĂ©rifier la tempĂ©rature intĂ©rieure lors d’une visite tardive ou demander des relevĂ©s au propriĂ©taire.
  2. 🧭 Identifier l’orientation de chaque piùce, pas seulement celle du salon.
  3. đŸȘŸ ContrĂŽler les volets, stores, rideaux extĂ©rieurs et leur Ă©tat de fonctionnement.
  4. đŸ™ïž Examiner la rue, les toitures voisines, la vĂ©gĂ©tation et les surfaces bĂ©tonnĂ©es.
  5. 📑 Lire les documents de copropriĂ©tĂ© avant de compter sur des travaux futurs.

Un logement peut rester un bon achat malgrĂ© deux ou trois signaux orange, Ă  condition que les solutions soient rĂ©alisables et chiffrĂ©es. Poser des stores extĂ©rieurs, ajouter des volets ou isoler une toiture n’ont ni le mĂȘme coĂ»t ni les mĂȘmes autorisations. La luciditĂ© ne signifie pas fuir tous les biens imparfaits ; elle consiste Ă  acheter avec une vision claire du problĂšme et du budget.

Le signal Ă  retenir : la meilleure visite est celle qui simule la vraie vie pendant une journĂ©e chaude, pas celle qui se contente d’admirer un salon bien rangĂ©. Le confort se teste dans les dĂ©tails que la mise en scĂšne immobiliĂšre ne montre pas.

Éviter une bouilloire thermique : calculer les travaux et protĂ©ger la valeur du bien

DĂ©couvrir un risque de surchauffe ne condamne pas automatiquement un achat. Tout dĂ©pend de l’origine du problĂšme, de la capacitĂ© Ă  intervenir et du coĂ»t total. Une baie vitrĂ©e exposĂ©e ouest sans store extĂ©rieur peut ĂȘtre corrigĂ©e assez simplement. Une maison dont la toiture, la ventilation et les murs sont mal traitĂ©s demande une stratĂ©gie plus lourde. Le piĂšge serait de se focaliser sur une climatisation mobile et d’oublier les causes.

Traiter la chaleur avant qu’elle entre

La rĂšgle est brutale mais efficace : bloquer le soleil dehors coĂ»te moins cher que refroidir l’air une fois la piĂšce chauffĂ©e. Les volets battants, notamment lorsqu’ils sont pleins, constituent une protection trĂšs utile. Les stores extĂ©rieurs, pergolas, casquettes architecturales et brise-soleil peuvent aussi rĂ©duire fortement les apports. Sur une maison, planter un arbre caduc au bon endroit protĂšge en Ă©tĂ© tout en laissant passer la lumiĂšre en hiver. Ce n’est pas une astuce dĂ©co, c’est une solution bioclimatique Ă©prouvĂ©e.

La nuit, la prioritĂ© est d’évacuer ce qui a Ă©tĂ© accumulĂ©. Des fenĂȘtres ouvrantes sur deux façades, des brasseurs d’air fixes et une ventilation bien entretenue amĂ©liorent la situation. Un ventilateur ne baisse pas rĂ©ellement la tempĂ©rature d’une piĂšce, mais il renforce l’évaporation sur la peau et rend une chaleur modĂ©rĂ©e plus supportable. Il faut donc le voir comme un appoint, pas comme une rĂ©ponse structurelle Ă  un logement qui dĂ©passe rĂ©guliĂšrement les seuils d’inconfort.

Pour les logements sous toiture, l’intervention la plus rentable se situe souvent au-dessus de la tĂȘte : isolation adaptĂ©e, traitement de l’étanchĂ©itĂ© Ă  l’air, ventilation de la toiture lorsque la configuration le permet et protections des fenĂȘtres de toit. Une fenĂȘtre de toit sans store extĂ©rieur agit comme un projecteur solaire. L’ajout d’un simple Ă©quipement bien choisi peut changer l’usage d’une chambre, surtout dans les pĂ©riodes oĂč le sommeil devient un combat.

Intégrer le risque de chaleur dans la négociation immobiliÚre

Un vendeur qui prĂ©sente un logement comme « lumineux » sans Ă©voquer l’absence de volets offre un angle de nĂ©gociation concret. Les devis de protections solaires, d’isolation ou de ventilation permettent de chiffrer le manque Ă  gagner. Le raisonnement est sain : si le bien exige 8 000 euros de travaux pour atteindre un confort thermique acceptable, cette somme doit entrer dans le prix rĂ©el du projet. Pas besoin de jouer au marchand de tapis ; il suffit d’acheter sur des faits.

La valeur d’un logement dĂ©pend de plus en plus de son usage rĂ©el face aux chaleurs rĂ©pĂ©tĂ©es. Une rĂ©sidence fraĂźche, occultable, ventilable et bien situĂ©e sera plus simple Ă  habiter comme Ă  revendre. À l’inverse, une chambre sous les toits qui reste Ă  30 °C au coucher perd de son attrait, mĂȘme si la cuisine a Ă©tĂ© refaite l’annĂ©e derniĂšre. Les acheteurs comparent davantage, posent plus de questions et regardent les charges avec moins de naĂŻvetĂ©.

Le confort d’étĂ© ne doit donc pas ĂȘtre traitĂ© comme un supplĂ©ment facultatif. Il protĂšge la santĂ©, limite la dĂ©pendance Ă  la climatisation, rĂ©duit certaines dĂ©penses et sĂ©curise la valeur d’usage du bien. Avant toute offre, vĂ©rifier les volets, l’orientation, la toiture et la ventilation : c’est une heure d’enquĂȘte qui peut Ă©viter des annĂ©es de nuits trop chaudes.

Un logement classĂ© A au DPE peut-il ĂȘtre une bouilloire thermique ?

Oui. Une excellente Ă©tiquette Ă©nergĂ©tique renseigne surtout sur les consommations et les dĂ©perditions, mais elle ne garantit pas Ă  elle seule un bon confort d’étĂ©. L’orientation, les protections solaires, la toiture, l’étage et la ventilation nocturne doivent ĂȘtre vĂ©rifiĂ©s sĂ©parĂ©ment.

Quelle orientation est la plus risquĂ©e lors d’une canicule ?

Les façades sud-ouest Ă  nord-ouest sont souvent sensibles, car le soleil bas de fin d’aprĂšs-midi frappe directement les vitrages quand l’air extĂ©rieur est dĂ©jĂ  chaud. Le plein sud peut ĂȘtre mieux maĂźtrisĂ© avec une avancĂ©e de toit ou des brise-soleil adaptĂ©s.

Les rideaux intérieurs suffisent-ils à protéger un appartement de la chaleur ?

Non. Ils rĂ©duisent l’éblouissement, mais la chaleur a dĂ©jĂ  traversĂ© le vitrage. Les volets, stores extĂ©rieurs, persiennes et brise-soleil sont bien plus efficaces car ils arrĂȘtent une partie du rayonnement avant son entrĂ©e dans le logement.

Faut-il visiter un logement pendant une vague de chaleur ?

C’est la mĂ©thode la plus rĂ©vĂ©latrice lorsque cela est possible. Une visite tardive, aprĂšs plusieurs heures d’ensoleillement, permet dĂ©jĂ  d’observer l’exposition, la tempĂ©rature ressentie, l’efficacitĂ© des occultations et les possibilitĂ©s de ventilation naturelle.

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